Vichy est une fête ! Au cœur de l’été, au centre de la France, jaillit un nouveau festival aux consonances lyriques, symphoniques, jazz et musiques du monde.

Teaser du Festival été 2018

À un rythme effréné, tambour battant, du 14 juillet au 15 août, l’Opéra déroule le tapis rouge à un programme pétillant, revigorant, où les musiques plurielles s’expriment sans retenue, le savant s’entremêlant au traditionnel et au populaire.

Téléchargez le programme www.opera-vichy.com

Extraits de la saison

GRAN PARTITADE MOZART

DIMANCHE 15 JUILLET – 11H

KIOSQUE DE LA SOURCE DE L’HÔPITAL

Chef-d’œuvre de la musique pour instruments à vent, popularisé par son adagio dans le filmAmadeus de Miloš Forman, la Gran Partita intrigue et fascine tant par sa structuration (50 minutes) que par le mystère qui plane sur sa création. Suite, divertimento ou bien symphonie, cette pièce s’apparente assurément à de la musique de chambre d’extérieur.

Elle trouve, dans le Kiosque de la Source de l’Hôpital, l’écrin idéal, et dans les vents des Forces Majeures, des instrumentistes chevronnés capables des élans les plus mozartiens.

AUTOUR DE NINA SIMONE

MARDI 17 JUILLET – 20H

OPÉRA DE VICHY

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CAMILLE, ALA.NI, SANDRA NKAKÉ, HUGH COLTMAN, CLÉMENT DUCOL, RAPHAËL MERLIN, LES FORCES MAJEURES

Quinze ans après sa disparition, elle magnétise toujours autant et notamment les nouvelles générations qui lui tournent autour tels des satellites. Chanteuse poignante et charismatique, pianiste aussi subtile que puissante, militante de la lutte pour les droits civiques, Nina Simone électrise par son aura le monde du jazz comme celui de la soul.

Épique ou intime, féroce ou tragique, méditatif ou funky, le répertoire de la « Grande Prêtresse de la Soul » apparaît aujourd’hui comme un patrimoine musical mondial. Un legs universel salué dans un album réalisé et arrangé par Clément Ducol en 2014, qui a donné lieu à plusieurs évènements au Printemps de Bourges et à la Philharmonie de Paris. Avec des voix venues d’univers parallèles (de Sandra Nkaké à Camille), et à partir d’un jazzband couplé à un effectif symphonique, ce complice de Vincent Delerm ou de Melody Gardot réimagine les standards My baby just cares for me, I put a spell on you ou Lilac Wine.

À BICYCLETTE

ENTRÉE LIBRE – SAMEDI 28 JUILLET – 10H

PARC DES SOURCES – Départ, sans tambour ni trompette – 12H
DOMAINE ROYAL DE RANDAN – Royal Affair – 12H30
DOMAINE ROYAL DE RANDAN – Pique-nique Royal – 16H
COUR DE LA MAIRIE DE PONT-DU-CHÂTEAU – La vie de château – 19H
PLACE DE LA VICTOIRE DE CLERMONT-FERRANDAu bout de la piste, la victoire !

Raphaël Merlin : direction musicale,Les Forces Majeures, collectif de chambristes
Comment ne pas fredonner la chanson d’Yves Montand en découvrant cette initiative aussi originale que déroutante. Au détour d’une route d’Auvergne, imagineriez-vous croiser un orchestre symphonique de quarante musiciens… qui plus est à vélo ?
Le Festival d’Été de l’Opéra de Vichy ose tout, et surtout préfigure, avec cette journée à vélo, le projet de voie verte longeant l’Allier entre Vichy et Clermont-Ferrand.

Nous vous invitons tous à nous suivre avec votre vélo, votre sac à dos, vos bouteilles d’eau et votre pique-nique pour un périple musical et sportif de cinquante kilomètres.
Une œuvre symphonique sur la terrasse de l’Opéra en amuse-bouche avant de se mettre en jambes pour le Domaine Royal de Randan avec la folle équipée. Au pied des ruines de l’ancienne demeure royale, quelques notes renforcent les charmes du lieu. Une halte gustative et voici que l’heure sonne pour un départ vers Pont-du-Château. L’escalier en fer à cheval de la mairie accueille les artistes pour un instant musical. Dernière ligne droite avant la capitale auvergnate… au bout de la piste, la Victoire ! Au pied de la cathédrale millénaire, en partenariat avec le Festival Contre-plongées, l’orchestre donne toute son énergie dans cette ultime étape musicale.

LE BARBIER DE SÉVILLE

VENDREDI 27 JUILLET – 20H & DIMANCHE 29 JUILLET – 18H00

OPÉRA DE VICHY

BARBIER-copyright Ludovic Combe

Opéra le plus célèbre de Gioacchino Rossini, Le Barbier de Séville, tiré de la comédie de Beaumarchais, narre l’émancipation amoureuse de la jeune Rosina, cloîtrée chez son tuteur le docteur Bartolo. Aidé du barbier Figaro, le comte Almaviva délivre sa bien-aimée de la maison du vieux barbon.
Tout en conservant l’insolence et la légèreté de ce chef-d’œuvre de l’opéra bouffe italien, Pierre Thirion-Vallet, directeur du Centre lyrique Clermont-Auvergne, livre l’adaptation moderne d’une œuvre indémodable, et nous offre une mise scène au « look fifties ». Dans des décors kitsch (très) années cinquante et une Rosina aux allures de Brigitte Bardot, les protagonistes évoluent sur la scène à un rythme effréné. Le personnage central de cette comédie qui n’est autre que Rosina nargue les hommes depuis sa prison dorée, sûre de la force de son caractère et de la supériorité de son sexe. Dans cet opéra, des hommes autour d’une femme, à l’assaut d’une femme : on chante sous son balcon, on fanfaronne avec peignes et ciseaux, on tempête toujours plus fort qu’on est plus faible, on mime la calomnie qui rampe, on escalade des échelles immatérielles pour femme imprenable…

KEYVAN CHEMIRANI & THE RHYTHM ALCHEMY

VENDREDI 10 AOÛT – 20H

OPÉRA DE VICHY

Panorama Rhythm Alchemy

Le trio Chemirani s’entoure d’une distribution hors du commun, généreuse et ouverte sur les cultures du monde, à la croisée de l’Orient et de l’Occident, dans un constant aller-retour entre l’intérieur – méditatif, contemplatif – et l’extérieur – festif, explosif – sans jamais oublier les fondamentaux : le plaisir, le groove, la jubilation.

Le groupe explore rythmes pairs et impairs et propose une polyrythmie chantante et chatoyante. Une langue inconnue et familière s’invente ici, soutenue par la rythmique persane – zarb, daf, udu – du trio familial, confrontée aux syntaxes de l’Inde avec les tablas du maestro franco-indien Prabhu Edouard, à l’improvisation européenne avec les baguettes à la batterie jazz du belge Stéphane Galland, aux cordes frottées du violoncelle du touche-à-tout Vincent Ségal, de la lyre crétoise de Sokratis Sinopoulos et de la clarinette aux sonorités boisées de Julien Stella.