Oser le pas de côté, poser son regard autrement. Quitte, sur ces sentiers buissonniers, à éprouver le vertige, à passer des frontières et happer le monde à 360°.

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C’est ce qui anime le photographe Bernard Tartinville. S’éloigner de Barcelone, où il s’est installé depuis une dizaine d’années, vers des ailleurs lui est naturel. Ce Vichyssois ne craint pas le retour aux sources. Pour le site de Vichy DestiNations, il a réalisé des clichés panoramiques du Palais des congrès-Opéra. « J’ai grandi rue Lucas. Ce sont des bâtiments familiers. Gamin, j’étais toujours dans les parcs.» Ses photos composent une visite virtuelle à 360° de ce bâtiment emblématique : la salle Berlioz, l’espace Sévigné, l’auditorium Eugénie, la salle de l’Opéra. « J’adore intervenir dans un lieu, pour le magnifier.» Bernard Tartinville met cette pratique photographique au service de l’architecture, du patrimoine, du tourisme ou de l’événementiel. Il n’a cure de déployer des prouesses techniques. A peine évoque-t-il « la projection de Mercator » mais insiste : « Je suis photographe et ce sont des photos que j’assemble. J’utilise le même appareil que pour mes portraits ou mes paysages. » Cette nouvelle signature visuelle à 360° s’insère dans son parcours jalonné par la mode ou la montagne.

« J’aime bien le mot de photographe. Il doit contenir le parti pris de ce que l’on veut montrer ou cacher, quel que soit le domaine d’activités. Le photographe impose sa vision des choses. »

Une maturité qu’il met en perspective avec ses déceptions d’ado. « Eté comme hiver, je parcourais les Alpes à Saint-Gervais et les photographiais. Et, j’étais déçu ! Cela ne correspondait pas à ce que j’avais vu. Avec la pratique, je sais que la photographie transpose les émotions ressenties, qu’il faut casser le processus technique, appliquer sa propre interprétation. Modifier le réel.» Féru d’alpinisme, Bernard Tartinville se confronte régulièrement à ce « concentré d’émotions » qu’est la montagne, à ses différentes lumières. « c’est très éphémère, il faut dégainer très vite car le temps joue contre nous. »

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Après une formation de photographe, entre lac et montagne, à Vevey, en Suisse, il a rejoint Paris en 1990. Immersion dans le monde de la mode et des célébrités auprès de photographes renommés. Jeune assistant, il vit des moments grisants, face, par exemple, à Isabelle Adjani ou Gregory Peck. « On avait des moyens extraordinaires et une liberté totale. On travaillait en équipe. » Même si depuis les lignes éditoriales des magazines se sont figées, Bernard Tartinville garde son objectif encore ouvert sur la mode, tout en ne perdant pas de vue ses projets personnels comme sa série de portraits « Marie-Antoinette ».

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S’il travaille en numérique, pour lui photoshop n’est pas un mot tabou. «Il y a un faux procès argentique / numérique. Je retravaille énormément mes photos, tout comme je le faisais dans mon labo. Je reconnaissais tel révélateur à son odeur, j’adorais cet aspect tactile. Avec la qualité du numérique on peut retrouver un modelé, une graduation identique à l’argentique pour lequel j’ai gardé une grande tendresse. Ce métier a connu et connaît différentes mutations. Il faut toujours être en veille… garder cette flamme qui fait que l’on est photographe. Et, se démarquer des opérateurs. »

Visite à 360° de l’Opéra de Vichy

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Musée des Confluences (Lyon)

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